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Financer une entreprise  

Le système financier turc se compose de deux grands marchés financiers : le marché des capitaux et le marché monétaire. Pour ce qui concerne le marché des capitaux, toutes les sociétés doivent s’inscrire et faire un premier appel public à l’épargne auprès de la Bourse d’Istanbul (ISE). Quant au marché monétaire, il offre plusieurs possibilités de crédit.

 

Le marché du crédit regroupe les banques, les sociétés d’affacturage, de crédit-bail et d’assurance. Il existe trois types de banques en Turquie : banques de dépôts, banques de développement/d’investissement et banques d’affaires. En juin 2011, 48 de ces banques proposent leurs services sur l’ensemble de la Turquie dans plus de 10 000 agences comptant près de 200 000 employés.

 

La mise en place résolue des réformes structurelles dans le secteur bancaire qui a débuté au début des années 2000 a engendré une croissance rapide au cours des dix dernières années. La valeur du total des actifs est passée de 130 milliards (décembre 2002) à 686 milliards de dollars US (mai 2011), tandis que leur ratio sur le PIB a augmenté de 57 % à 85 % sur la même période.

 

Quelques ratios importants pour le secteur bancaire turc, en mai 2011 :

 

  • Ratio actif/capital : 17,9 %
  • Total des prêts / total des dépôts : 92,7 %
  • Bénéfice net / total des actifs : 0,58 %
  • Bénéfice net / total des capitaux propres : 4,1 %

 

Les banques accordent couramment des prêts aux petites entreprises en prenant pour garantie leurs stocks ou leurs créances. En principe, le montant du prêt est calculé selon des formules qui prennent en compte les stocks et les créances. Une grande partie du financement des petites entreprises est réalisé via des prêts bancaires qui s’appuient sur des garanties personnelles du propriétaire de l’entreprise, par exemple une maison qu’il possède. L’organisme d’aide aux PME (SBA) octroie des crédits aux petites entreprises et même aux startups. Les demandes de crédits auprès de la SBA et leur gestion sont assurées par les banques locales.

 

Les entreprises peuvent également avoir recours à une autre pratique associée : l’affacturage. Les créances sont achetées par des facteurs qui supportent ainsi les risques d’impayés. Autre outil financier : le crédit-bail. Il s’agit d’un produit financier introduit en 1985 par la loi n°3226 sur le crédit-bail financier. Il concerne les biens mobiliers et immobiliers de toute nature, à l’exception des droits immatériels. On trouve en Turquie diverses formes de crédit-bail : crédit-bail national, crédit-bail international, cession-bail et location-financement à caractère de vente.